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600 doctorants sélectionnés dans les universités d’État


Le Ministère de l’Enseignement Supérieur vient de franchir une étape décisive : les listes de sélection en thèse pour les 11 universités d’État du Cameroun sont officiellement publiées. Ce 24 mars 2026, le ministre d’État Jacques Famé Ndongo a validé l’admission de 600 candidats au cycle doctoral pour l’année académique 2025/2026 — une nouvelle très attendue par des milliers d’étudiants camerounais et internationaux qui patientaient depuis des mois.

Une réouverture sur instruction directe du Chef de l’État

Ce processus ne s’est pas enclenché par hasard. C’est conformément aux Très Hautes Instructions du Président de la République que les sélections en thèse ont été rouvertes dans les universités d’État camerounaises. Une décision saluée par la communauté universitaire, qui y voit un signal fort de l’engagement du Chef de l’État en faveur de la recherche scientifique et de la formation des élites nationales.

Les Chefs d’institutions universitaires, en concertation étroite avec le MINESUP, ont procédé à l’examen et à la validation des dossiers déposés par des candidats aussi bien nationaux qu’internationaux. Le critère central ? Le mérite, combiné aux capacités réelles d’accueil et d’encadrement de chaque institution.

Six cents candidats. C’est le chiffre retenu à l’issue d’un travail rigoureux d’évaluation des dossiers, répartis entre les 11 universités d’État que compte le Cameroun — de Yaoundé I et II à Douala, en passant par Dschang, Ngaoundéré, Buea, Bamenda, Maroua, Ebolowa, Bertoua et Bafoussam.

Plusieurs règles strictes ont encadré ces admissions :

  • L’ancrage SND30 : les projets de thèse retenus devaient s’inscrire dans la logique de la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030. Autrement dit, la recherche doit servir le développement concret du pays.
  • Des directeurs de thèse qualifiés : les directions ne peuvent être confiées qu’à des enseignants de rang magistral ou à des Chargés de Cours/HDR, avec un maximum de 3 directions ou codirections par enseignant. Ce plafond restera en vigueur jusqu’à la soutenance du premier étudiant encadré.
  • Un quota international de 10% : une partie des places ouvertes est réservée aux étudiants étrangers, dans la limite de 10% des admissions.

Ces listes ont été signées par les Vice-Chanceliers et Recteurs des universités concernées, puis validées au plus haut niveau par le ministre Jacques Famé Ndongo.

Ce que ça change concrètement pour les étudiants admis

Pour les heureux sélectionnés, la marche à suivre est claire : se rapprocher de leur université respective pour les modalités d’inscription. L’admission est actée pour l’année académique 2025/2026, mais sans inscription formalisée, aucune place n’est garantie.

Pour ceux qui n’auraient pas encore consulté les listes, le MINESUP a mis en ligne l’ensemble des documents sur son site officiel. Pour télécharger les listes :
https://www.minesup.gov.cm/index.php/2026/03/24/communique-radio-presse-45/

Une démarche de transparence appréciée, qui évite les intermédiaires et les rumeurs qui circulent souvent dans ce genre de situation.

Il faut rappeler que l’accès au doctorat au Cameroun est un parcours exigeant. Les places sont limitées, la concurrence est réelle, et les dossiers sont évalués sur la qualité du projet de recherche autant que sur le parcours académique du candidat. Être retenu dans cette sélection représente donc bien plus qu’une simple formalité administrative — c’est la reconnaissance d’un potentiel scientifique.

Un signal fort pour la recherche camerounaise

Au-delà des chiffres, cette réouverture des sélections en thèse traduit une volonté politique de relancer la dynamique de la recherche universitaire au Cameroun. Trop longtemps ralenti par des contraintes budgétaires et organisationnelles, le cycle doctoral reprend souffle.

La communauté universitaire — enseignants, étudiants, chercheurs — a tenu à remercier publiquement le Président de la République pour cette décision. Une reconnaissance qui reflète l’importance symbolique et pratique de cet acte pour des centaines de jeunes Camerounais qui aspirent à contribuer, par la recherche, au développement de leur pays.

La publication de ces listes marque une étape importante, mais le chemin vers la soutenance est encore long. La vraie question maintenant, c’est celle des conditions d’encadrement, de financement et d’équipement que les universités d’État seront capables d’offrir à ces 600 nouveaux doctorants. La sélection est faite — reste à transformer l’essai.



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