View Kamer

5 000 candidats pour 920 postes de santé


Ce samedi à Yaoundé, plus de 5 000 candidats venus des dix régions du Cameroun ont composé pour seulement 920 postes dans la Fonction publique sanitaire. Soit près de 6 candidats pour une seule place. Le ministre de la Fonction publique Joseph LÉ a effectué une descente sur le terrain pour s’assurer de la rigueur du processus.

Un concours où presque tout le monde repart les mains vides

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur plus de 5 000 candidats présents, seulement 920 seront retenus. Cela signifie que plus de 4 000 personnes, soit environ 83 % des participants, repartiront sans résultat positif, malgré des années de formation et de préparation.

Les profils en compétition ne sont pas des débutants. On parle de médecins généralistes, de pharmaciens, de chirurgiens-dentistes, d’ingénieurs biomédicaux, de sages-femmes et d’aides-soignants. Des professionnels qualifiés, souvent formés à grand coût, qui se retrouvent à se battre pour un nombre de places très limité. La sélection est impitoyable.

Les épreuves se sont tenues sur trois sites stratégiques à Yaoundé, seul centre d’examen national. Les candidats ont d’abord affronté la culture générale avant de passer aux épreuves techniques. Dans ce type de concours, chaque point compte. Une faute d’inattention, une mauvaise gestion du temps, et c’est une année de préparation qui s’envole.

Le ministre Joseph LÉ a personnellement parcouru les salles d’examen, vérifié les dispositifs de sécurisation des épreuves et veillé à l’anonymat des copies. Un signal fort : ce concours est instruit par le Chef de l’État Paul Biya lui-même, et aucun favoritisme ne sera toléré. Seul le mérite ouvrira la porte de la Fonction publique.

Un recrutement stratégique pour combler un déficit réel

Derrière ce concours, il y a une urgence sanitaire nationale. Le Cameroun souffre d’un déficit chronique de personnels de santé dans ses formations sanitaires, notamment dans les zones rurales et les régions éloignées.

Ces 920 recrutements s’inscrivent dans un plan triennal plus large, qui prévoit l’intégration de 3 000 personnels d’ici 2028. C’est une réponse progressive, mais nécessaire, à une situation qui pèse sur la qualité des soins dans tout le pays.

Le ministre a salué la coordination gouvernementale autour de ce processus, impliquant le ministère de la Santé publique pour l’appui technique et le ministère des Enseignements secondaires pour la mise à disposition des infrastructures scolaires.



Source link

View Kamer

FREE
VIEW