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150 millions FCFA volés dans une arnaque aux visas Canada


Une femme spécialisée dans les procédures de voyage pour le Canada a disparu avec plus de 150 millions FCFA. Tsamo Toukem Viviane a escroqué plusieurs Camerounais en leur fournissant de faux visas canadiens. C’est à l’aéroport de Douala et à Nsimalen que les victimes ont découvert la supercherie, refoulées à l’embarquement.

Des faux visas et une fuite bien préparée

Le schéma est rodé. Tsamo Toukem Viviane se présente comme une experte des procédures d’immigration vers le Canada. Elle convainc ses clients de verser des sommes importantes sur un compte bloqué, avec une promesse rassurante : l’argent ne lui sera accessible qu’après obtention des visas.

Les victimes, confiantes, s’exécutent. Certaines versent plusieurs millions de francs CFA chacune. Le total atteint plus de 150 millions FCFA.

Mais la femme a un plan B. Elle fournit à ses clients des visas canadiens… falsifiés. Des documents suffisamment convaincants pour que les candidats à l’émigration préparent leurs valises, réservent leurs billets et s’imaginent déjà au pays de Mark Carney.

La vérité éclate à l’aéroport. À Douala pour certains, à Nsimalen pour d’autres, le personnel d’embarquement refuse l’accès à l’avion. Les visas sont détectés comme faux. Quelques-uns des voyageurs les plus imprudents ont frôlé la garde à vue, risquant d’atterrir à Kondengui ou New Bell pour faux et usage de faux.

Pendant que ses victimes encaissent le choc, Tsamo Toukem Viviane, elle, a disparu. Introuvable. Portée disparue avec les millions.

Une arnaque qui prospère sur le rêve canadien

Ce type d’escroquerie n’est pas isolé au Cameroun. La forte demande de visas pour le Canada, combinée à la complexité des procédures officielles, crée un terrain fertile pour les faussaires. Des intermédiaires peu scrupuleux exploitent la détresse et l’espoir des candidats à l’émigration, souvent prêts à tout pour quitter le pays.

L’utilisation d’un compte bloqué comme garantie est ici particulièrement perverse : elle installe une fausse confiance chez les victimes, qui pensent être protégées. Le piège se referme au moment où elles s’y attendent le moins.

À ce jour, aucune arrestation n’a été annoncée. Les victimes, elles, se retrouvent sans argent, sans visa, et sans recours immédiat.



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