El Hadji Diouf condamné pour abandon de famille à Dakar


El Hadji Diouf a été condamné le 12 mai 2026 par le tribunal de grande instance de Dakar. L’ancien attaquant sénégalais, double Ballon d’or africain, écope d’un an de prison avec sursis et de 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour refus de paiement de pension alimentaire à sa fille. Une affaire qui traîne depuis 2023.

Ce que le tribunal a retenu

Le litige oppose Diouf à son ex-épouse, Valérie Emilie Joséphine Leres Bishop, qui avait obtenu le divorce en juillet 2023 aux torts exclusifs de l’ancien joueur de Liverpool. La garde de leur fille lui avait été confiée. La justice avait fixé à cette occasion une pension mensuelle de 500 000 francs CFA, plus la prise en charge des frais médicaux, scolaires et pharmaceutiques.

Ce sont ces obligations que Diouf n’aurait pas respectées.

L’avocat de la partie civile a réclamé le remboursement d’arriérés estimés à environ 9 millions de francs CFA pour la période allant de mars 2024 à septembre 2025, auxquels s’ajoutaient plus de 559 000 francs CFA de frais d’entretien. La juridiction a retenu la violation de l’article 531 du Code pénal sénégalais, qui sanctionne explicitement le refus de paiement de pension alimentaire. Ce texte prévoit des peines pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement ferme.

Le tribunal a suivi la demande de la partie civile sur les dommages et intérêts.

Une condamnation qui dépasse le cas Diouf

Qu’un double Ballon d’or africain se retrouve devant un tribunal pour pension impayée, ça dit quelque chose. Pas sur lui seul, mais sur une réalité plus large : le statut de star ne suspend pas les obligations légales envers ses enfants.

D’autres footballeurs ont connu des situations comparables. Le Brésilien Jô a été interpellé à Rio pour des pensions impayées. L’ancien milieu de Manchester United Anderson a été poursuivi en Angleterre pour les mêmes raisons. En France, Patrice Evra a écopé d’une peine avec sursis dans une affaire d’abandon de famille. Des contextes juridiques différents, mais un même principe : la décision de justice prime sur la volonté ou la disponibilité de payer.

Pourtant, on ignore encore si Diouf a l’intention de faire appel de cette condamnation. Son entourage n’a pas réagi publiquement à l’heure où nous publions. La condamnation ouvre en tout cas la voie à l’exécution forcée des dommages et intérêts accordés, sous contrôle judiciaire.

Jean-Paul Dzomo Nana

Jean-Paul Dzomo Nana

Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l’actualité politique et diplomatique du continent africain.


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