View Kamer

“800 idées par seconde” recherché pour escroquerie au Cameroun


Claudel Noubissie, connu sous le pseudonyme « 800 idées par seconde », fait l’objet d’un avis de recherche actif au Cameroun. Le Commissariat de Sécurité Publique du 18ème arrondissement de Yaoundé le recherche pour abus de confiance et escroquerie aggravée au préjudice d’une nommée Guiadem Djoko Valérie Prudence. Les recherches sont concentrées sur Douala et ses environs.

Un coach Facebook rattrapé par la justice

Sur les réseaux sociaux, Claudel Noubissie s’était taillé une réputation de mentor financier. Des formations payantes, un discours sur la réussite, une audience construite méthodiquement sur Facebook sous le nom « 800 idées par seconde ». L’image était soignée. Trop soignée, peut-être.

Les faits reprochés sont sérieux. Une procédure judiciaire est officiellement en cours au Commissariat du 18ème arrondissement de Yaoundé pour abus de confiance et escroquerie aggravée. La victime identifiée dans le dossier est dame Guiadem Djoko Valérie Prudence — une plaignante nommée, une affaire réelle.

L’avis de recherche précise qu’il est joignable au numéro 677 61 90 11. Toute personne qui le localise est invitée à contacter les autorités au 655 97 75 79 ou 656 86 98 10, puis à conduire l’intéressé sous escorte dans l’unité de police ou gendarmerie la plus proche.

Il est activement recherché sur l’ensemble du territoire national.

Le business du coaching en ligne sous surveillance

Ce n’est pas le premier cas du genre au Cameroun. Ces dernières années, plusieurs personnalités autoproclamées « coachs » ou « formateurs en réussite financière » ont été épinglées pour des pratiques frauduleuses ciblant des internautes en quête d’opportunités. Le profil est presque toujours similaire : une présence active sur les réseaux, un discours inspirant, des formations vendues à des prix variables, et une promesse de transformation rapide.

Le problème, c’est que la promesse ne tient pas toujours. Et les recours sont rares — jusqu’à ce qu’une victime ose porter plainte.

C’est un signal que les autorités camerounaises semblent prendre plus au sérieux. Qu’un commissariat émette un avis de recherche public visant explicitement quelqu’un connu pour son activité en ligne, c’est un signe que la justice s’adapte à ces nouveaux types d’escroqueries numériques.

Pourtant, des dizaines de profils similaires continuent de prospérer sur Facebook sans être inquiétés. La vigilance des internautes reste la première ligne de défense — avant même les recours judiciaires.

Toute promesse de richesse facile mérite une vérification sérieuse. C’est banal à dire. Mais les dossiers comme celui-ci rappellent que la leçon n’est pas encore assimilée partout.

Alain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


📰 Voir tous ses articles →



Source link

View Kamer

FREE
VIEW