Georges Gilbert Baongla est au cœur d’une affaire judiciaire qui mêle cybercriminalité, filiation présumée et bras de fer procédural. Convoqué le 28 avril 2026 au Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale à Yaoundé, il n’a pas déféré à la convocation. Ses avocats, eux, ont déjà posé leurs conditions : un test ADN impliquant Paul Biya et Franck Emmanuel Biya avant tout débat au fond.
Une convocation ignorée, une interdiction de sortie signée le 28 avril
Le message radio-porté est daté du 28 avril 2026, signé du Capitaine Banbara Doba Joë, Officier de Gendarmerie.
Le document, classifié « confidentiel », est adressé à tous les colegions, à la Direction de la Police Judiciaire,
à la BCN Interpol et aux complicies aéroport. L’objet : interdiction de sortie du territoire national jusqu’à nouvel ordre pour Baongla Georges-Gilbert, poursuivi pour cybercriminalité, diffamation et autres faits. Baongla n’a pas comparu.
Selon des informations disponibles, il se trouverait toujours sur le territoire camerounais et aurait refusé
volontairement de répondre à la convocation. Les investigations seraient en cours pour le localiser
et le contraindre à se présenter.
Du côté de la défense, le Cabinet Rufin Mayang — constitué le 27 avril 2026 depuis Douala — conteste
la régularité de la procédure. Les avocats affirment que leur client n’a pas été notifié selon les formes
prévues aux articles 39 et 92 du Code de Procédure Pénale.
Ils précisent qu’il avait voyagé le 21 avril par vol CAMAIRCO pour Douala, et n’était rentré à Yaoundé
que le 25 avril tard dans la nuit. Son épouse, elle, avait quitté Yaoundé le 23 avril à destination de Paris.
Le test ADN comme préalable — une stratégie de défense assumée
C’est le point le plus explosif du dossier. Les avocats de Baongla exigent, avant toute audition,
que Paul Biya, Franck Emmanuel Biya et leur client soient soumis à des tests ADN réalisés par des laboratoires de renommée internationale ou des universités occidentales. L’enjeu : établir ou infirmer un lien de filiation qui serait au cœur du litige.
Pourtant, cette demande ne relève pas du tout d’un simple argument dilatoire — du moins pas seulement. Elle place l’affaire sur un terrain où les autorités judiciaires devront trancher publiquement sur la recevabilité d’une telle exigence. Le signal envoyé est clair : la défense entend transformer cette convocation en procès politique et familial.
Baongla indique également vouloir se rendre en Europe pour des raisons de santé, invoquant l’impossibilité de disposer de toutes ses facultés physiques, psychologiques et mentales pour comparaître dans l’immédiat.
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.



