View Kamer

Roger Betala, journaliste CRTV, mort d’une erreur médicale


Le journaliste économique Roger Betala, ancien agent de la CRTV, est décédé à Yaoundé des suites d’une erreur médicale survenue lors d’une opération chirurgicale. Celui qui avait couvert pendant des années l’actualité économique camerounaise est parti dans des circonstances tragiques et évitables, laissant famille, collègues et l’ensemble de la corporation dans la douleur et l’incompréhension.

Une chute banale, une opération fatale

Tout commence par un accident du quotidien. Roger Betala fait une chute qui provoque un déboîtement du genou. Il est conduit à la Clinique le Jourdain de Yaoundé pour y être opéré. L’intervention débute. Mais durant l’opération, une veine est accidentellement sectionnée. Une erreur médicale grave, aux conséquences immédiates.

Face à la gravité de la situation, le journaliste est évacué en urgence à l’Hôpital Général de Yaoundé. Les médecins tentent de rattraper la situation. Ils n’y parviennent pas. Roger Betala rend l’âme peu après son admission.

Une chute. Une opération. Une veine coupée. Un homme mort. La séquence est brutale, et elle pose une question que beaucoup de Camerounais se posent depuis longtemps : jusqu’où peut-on faire confiance à nos structures de santé ?

Une mort qui relance le débat sur les erreurs médicales au Cameroun

Le décès de Roger Betala n’est pas un cas isolé. Les erreurs médicales dans les hôpitaux camerounais sont régulièrement signalées par des familles éplorées, sans que des poursuites sérieuses ne suivent. Dans la grande majorité des cas, les responsables ne sont ni identifiés ni sanctionnés. Les familles sont laissées seules face à leur douleur, sans recours clair.

Le cas du journaliste de la CRTV illustre la vulnérabilité de tout citoyen, même instruit et informé, face à un système de santé où les garde-fous restent insuffisants. Une veine coupée lors d’une opération du genou, c’est une faute technique qui ne devrait pas coûter une vie.

Des voix s’élèvent déjà pour demander au ministère de la Santé publique d’ouvrir une enquête et de revoir les mécanismes de contrôle dans les cliniques privées et les hôpitaux publics. La question de la responsabilité médicale au Cameroun attend toujours une réponse légale claire et dissuasive.

La mort de Roger Betala laisse un vide dans la presse économique camerounaise. Elle interpelle aussi les autorités sanitaires. Sans mécanisme sérieux de sanction des erreurs médicales, d’autres familles vivront la même tragédie. Le moment d’agir, c’est maintenant.



Source link

View Kamer

FREE
VIEW