En pleine messe papale, un pickpocket a sévi. Samedi 18 avril 2026, un journaliste de Radio France Internationale (RFI) s’est fait dérober son téléphone portable lors de la célébration eucharistique présidée par le pape François à la base aérienne 101 de Yaoundé. Le suspect a été rapidement identifié et interpellé grâce à des témoins et aux forces de sécurité présentes sur place.
Un vol en pleine foule, filmé et démasqué
La scène se déroule dans la foule dense rassemblée pour l’une des célébrations religieuses les plus attendues de l’année au Cameroun. Profitant de la cohue, le suspect s’approche discrètement du journaliste et lui subtilise son téléphone. Un témoin remarque le geste — mais se retrouve aussitôt menacé pour le faire taire.
Ce qui aurait pu rester impuni a tourné autrement. Des images captées pendant l’événement ont permis d’identifier clairement le voleur. Avec l’appui des témoins, les forces de sécurité sont intervenues et ont interpellé le suspect peu après les faits.
L’homme arrêté se nomme Rayan Ngatcha, alias « Alloman ». Selon plusieurs sources, il ne serait pas à son coup d’essai. Il aurait notamment opéré comme pickpocket en France, principalement dans le métro parisien sur les lignes 9 et 12, avant d’être expulsé vers le Cameroun. Un profil qui, selon les informations disponibles, était déjà connu des services concernés.
Sécurité des grands événements : une question qui revient
Cet incident illustre un problème récurrent au Cameroun : la sécurité des grands rassemblements publics. Qu’il s’agisse de matchs de football, de meetings politiques ou d’événements religieux, la densité des foules crée systématiquement des opportunités pour les pickpockets et autres délinquants de passage.
La visite du pape a mobilisé des centaines de milliers de fidèles à Yaoundé. Un dispositif sécuritaire important avait été déployé. Mais la réalité du terrain montre que même dans ce contexte, les personnes présentes — journalistes, fidèles, officiels — restent exposées.
Le fait que le suspect ait pu être appréhendé rapidement grâce aux images et à la réactivité des témoins est un signal positif. Mais il pose aussi une question : pourquoi un individu au profil connu et expulsé de France se retrouve-t-il libre de circuler dans une telle foule ?
L’affaire Rayan Ngatcha alias « Alloman » est désormais entre les mains des autorités camerounaises. Sa suite judiciaire sera suivie de près, dans un contexte où la gestion sécuritaire des grands événements reste un chantier ouvert.



