Ce vendredi, le stade de Japoma à Douala a accueilli la messe historique célébrée par le pape Léon XIV. Selon la chaîne catholique KTO, environ 120 000 personnes ont assisté à la cérémonie sur l’esplanade du stade. Un chiffre en deçà des attentes initiales, et pour une raison qui choque : des escroqueries aux faux billets auraient découragé de nombreux fidèles, alors que l’entrée était pourtant entièrement gratuite.
Des faux billets pour un événement gratuit
L’information est aussi absurde qu’elle est révoltante. Avant la messe, des individus mal intentionnés auraient commercialisé de faux billets d’accès auprès de fidèles, leur faisant croire qu’une inscription payante était nécessaire pour assister à l’événement.
Résultat : certains ont payé pour rien. D’autres, méfiants ou floués, ont tout simplement renoncé à faire le déplacement. Ce phénomène expliquerait en partie la mobilisation inférieure aux prévisions, dans une ville comme Douala où la communauté catholique est pourtant très nombreuse et où l’enthousiasme autour de cette visite papale était immense.
La visite du pape Léon XIV au Cameroun est un événement majeur. C’est la première fois depuis des décennies qu’un souverain pontife foule le sol camerounais. Des semaines de préparation, des dispositifs sécuritaires et logistiques colossaux, des fidèles venus de tout le pays — et des escrocs qui viennent parasiter l’événement.
Un rendez-vous historique malgré tout
Malgré ces incidents, la messe de Japoma reste un moment fort. 120 000 personnes réunies sur un même site pour partager un acte de foi, c’est une image puissante. Les fidèles présents ont vécu un moment qu’ils n’oublieront pas.
La communauté catholique du Cameroun représente plus de 30 % de la population, soit plusieurs millions de croyants. Pour eux, la venue du pape n’est pas un simple événement médiatique. C’est une grâce, un moment spirituel rare.
Mais les escroqueries signalées ternissent le tableau. Elles posent une question sérieuse sur la capacité des autorités à protéger les populations contre ces pratiques lors de grands rassemblements. Pour une visite d’une telle ampleur, un dispositif d’information clair et massif aurait dû couper court à toute tentative de manipulation.
Les fidèles floués espèrent que des suites judiciaires seront données. Et que la prochaine fois — si prochaine fois il y a — les Camerounais pourront répondre à un tel appel sans craindre d’être trompés.



