Le Cameroun perd un de ses parlementaires. Claude Juimo Siewe Monthé, député RDPC du département du Haut-Nkam et figure du monde économique camerounais, est décédé ce samedi 4 avril 2026. L’annonce de sa mort intervient le jour même où le Parlement réuni en Congrès adoptait la loi sur le vice-président — une coïncidence douloureuse pour ses collègues de l’hémicycle.
Un parlementaire et industriel de premier plan
Claude Juimo Siewe Monthé n’était pas qu’un élu. Il cumulait plusieurs casquettes importantes dans le paysage camerounais. Député du Haut-Nkam, région de l’Ouest, il siégeait à l’Assemblée nationale sous les couleurs du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti au pouvoir.
Il a également occupé le poste de Président de la Chambre de Commerce, Industrie, Mines et Artisanat du Cameroun — une responsabilité qui témoigne du poids qu’il avait dans le secteur privé national. Reconnu comme industriel, il faisait partie de ces rares profils capables d’articuler engagement politique et dynamisme économique.
Sa disparition prive le département du Haut-Nkam d’une voix influente à Yaoundé, et le monde des affaires d’un acteur qui avait su se faire respecter au-delà des clivages partisans.
Une journée doublement marquée pour le Parlement
Le 4 avril 2026 restera une date particulière dans les annales du Parlement camerounais. Ce même jour, 205 députés et sénateurs ont voté la création du poste de vice-président de la République. Et c’est ce même jour que l’Assemblée nationale apprend la mort de l’un des siens.
Ses collègues, encore réunis à Yaoundé au moment de l’annonce, ont encaissé la nouvelle avec émotion. Claude Juimo Siewe Monthé était une présence connue et respectée dans les couloirs du Parlement.
À ce stade, les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été officiellement communiquées. Aucune cause n’a été confirmée par sa famille ou par les instances du RDPC.
Avec la disparition de Claude Juimo Siewe Monthé, c’est un siège qui se vide au Haut-Nkam et une page qui se tourne dans la représentation politique de l’Ouest Cameroun. Une élection partielle sera inévitable pour pourvoir à son remplacement. Le RDPC et sa famille n’ont pas encore publié de communiqué officiel.



