View Kamer

un commissaire suspendu, une femme prend les commandes


Au commissariat central d’Édéa, dans la région du Littoral, un coup de balai vient d’être donné par la haute hiérarchie. Le Commissaire Divisionnaire Guibilité Georges a été suspendu de ses fonctions par le Délégué Général à la Sûreté Nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguélé, à la suite de soupçons de harcèlement sexuel. Pour assurer la continuité du service, le Commissaire Principal Ndombi Kekise Nganda a été nommée à sa place par intérim.

Une suspension rapide qui dit tout

La décision est tombée sans attendre. Le Commissaire Divisionnaire Guibilité Georges, jusqu’ici patron de la police à Édéa, a été écarté de ses fonctions dès que les faits ont été portés à la connaissance de la hiérarchie. Les détails de l’enquête interne restent confidentiels, mais la rapidité de la mesure témoigne de la gravité des reproches formulés à son encontre.

Son dossier a été transmis au conseil de discipline de la DGSN, où il sera prochainement entendu. Les sanctions possibles vont du blâme à des mesures beaucoup plus lourdes — sans exclure des poursuites judiciaires si des victimes décident de porter l’affaire devant les tribunaux.

Le 1er avril, la nouvelle Commissaire Central par intérim a été officiellement présentée à ses équipes par le Commissaire Divisionnaire Ondoua, Délégué régional par intérim. Une passation sobre, mais symboliquement forte.

Ndombi Kekise Nganda : une fille de la Sanaga-Maritime aux commandes

Ndombi Kekise Nganda est originaire de la Sanaga-Maritime, le département où se trouve Édéa. Commissaire de Police Principal, elle hérite d’une institution fragilisée par les récents événements. Sa mission première : stabiliser les effectifs et restaurer la crédibilité du commissariat auprès de la population locale.

Sa nomination s’inscrit dans une dynamique plus large portée par la DGSN. En écartant un commissaire divisionnaire et en le remplaçant par une femme cadre, Martin Mbarga Nguélé envoie un double signal : tolérance zéro face aux abus d’autorité, et soutien à la promotion des femmes dans des postes de responsabilité au sein de la Police Nationale.

Ce n’est pas un geste anodin dans un corps historiquement dominé par les hommes. La Sûreté Nationale multiplie ces derniers mois les nominations féminines à des postes de commandement — une tendance qui prend de l’épaisseur avec le cas d’Édéa.

L’affaire Guibilité est loin d’être close. Le conseil de discipline de la DGSN rendra ses conclusions dans les prochaines semaines. Selon leur teneur, la suite pourrait dépasser le cadre disciplinaire et basculer sur le terrain judiciaire — notamment si des victimes choisissent de se manifester publiquement.



Source link

View Kamer

FREE
VIEW