À Obala, dans la région du Centre, le dossier de l’assassinat du Dr Armelle Fouda Asouguena connaît une avancée majeure. Le principal suspect, Michel Tekam Tchuikam, a reconnu les faits lors d’une reconstitution organisée dans le quartier Chauffeur, là même où le crime avait été commis. Un aveu glaçant qui lève le voile sur la brutalité d’un meurtre qui avait choqué toute la ville.
La reconstitution des faits au quartier Chauffeur
Le 17 mars dernier, le Dr Armelle Fouda Asouguena, anesthésiste à l’hôpital d’Obala, était retrouvée morte dans des circonstances particulièrement violentes. Le crime avait semé la stupeur au sein du personnel soignant et des habitants de la localité.
Interpellé quelques jours plus tard à Bafoussam, Michel Tekam Tchuikam — ancien employé de la victime — a été ramené sur les lieux du drame pour la reconstitution des faits. Devant les enquêteurs, il a livré un récit sans détour : il affirme avoir tué le docteur à la machette, lui tranchant la tête, puis lui coupant le bras alors qu’elle s’effondrait déjà sans vie.
Des aveux d’une violence rare, qui traduisent un niveau de préméditation que les investigations devront établir avec précision.
Un crime qui interroge au-delà d’Obala
La mort du Dr Fouda Asouguena dépasse le simple fait divers. Elle touche à la sécurité des professionnels de santé au Cameroun, souvent exposés dans leurs structures ou à leur domicile. Médecin anesthésiste dans un hôpital de district, elle exerçait un métier essentiel dans une ville de taille modeste comme Obala.
Le profil du suspect interpelle également : ancien employé de la victime, il connaissait ses habitudes, son environnement, peut-être même son domicile. Le mobile exact du crime n’a pas encore été officiellement communiqué par les autorités. Les enquêteurs travaillent à reconstituer le fil complet des événements — les semaines qui ont précédé le drame, les éventuels différends entre les deux parties, et les circonstances précises du passage à l’acte.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Michel Tekam Tchuikam devra répondre de ses actes devant le tribunal compétent.



