Un soutien organisé prend de la voix. Mme Daplouma Stéphanie, Coordonnatrice Régionale du Mouvement Citoyen des Franckistes pour la Paix et l’Unité du Cameroun, a publié une déclaration appelant à porter Franck Biya au poste de vice-président de la République. Un appel qui intervient dans un contexte de spéculations croissantes autour de ce poste nouvellement créé par la révision constitutionnelle de 2025.
Un appel structuré, porté par un mouvement organisé
Ce n’est pas une simple déclaration spontanée. Le Mouvement Citoyen des Franckistes revendique le soutien de centaines de milliers de jeunes à travers le Cameroun et dans la diaspora. Selon Mme Daplouma Stéphanie, ces militants ont choisi Franck Biya depuis plus d’une décennie, convaincus de son potentiel à incarner une alternance progressive et ordonnée.
Dans sa prise de position, la coordonnatrice régionale cite un proverbe africain pour illustrer la fidélité de ses rangs : « On ne nourrit pas la poule le jour du marché ». Un message clair : les Franckistes ne sont pas des opportunistes de dernière heure. Ils s’inscrivent dans la durée.
Pour ce mouvement, Franck Biya présente trois atouts majeurs : dynamisme, intelligence et engagement pour la jeunesse. Des qualités qui, selon eux, font de lui le profil idéal pour assister le président Paul Biya dans la conduite des affaires de l’État.
Contexte : un poste, beaucoup de convoitises
La création du poste de vice-président au Cameroun a ouvert une période d’intenses spéculations politiques. Plusieurs noms circulent, mais celui de Franck Biya revient avec une insistance particulière, notamment dans les cercles proches du RDPC et parmi les mouvements de jeunesse favorables à une transition familiale encadrée.
À Yaoundé comme dans les grandes villes, la question divise. Certains y voient une succession naturelle et stabilisatrice. D’autres appellent à une ouverture plus large. Le débat est lancé et ne fait que commencer.
Le Mouvement des Franckistes, lui, a tranché. Il attend désormais que les instances officielles du parti et de l’État se prononcent.
La déclaration de Mme Daplouma Stéphanie marque une étape dans la structuration du soutien à Franck Biya. Que cette mobilisation suffise à peser sur la décision finale, c’est une autre question. Mais une chose est certaine : le débat sur la vice-présidence est désormais bien public.



