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surpris nu dans sa cour, le bailleur au poste


À Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV, une nuit agitée a secoué la mini-cité « Sodiko » le 31 mars dernier. Jean T., 67 ans, ancien employé de la Cfao, a été surpris en train de déambuler nu dans la cour de son propre camp par ses locataires. La scène a failli très mal tourner — avant que tout le monde ne réalise qui était vraiment cet homme sans vêtements.

Une nuit de confusion et de coups

Tout commence vers 22h. Innocent, un locataire, aperçoit dans la cour un homme assis, immobile. L’éclairage insuffisant ne lui permet pas de l’identifier clairement. Mais il distingue assez pour comprendre que l’individu est entièrement nu. Il envoie aussitôt un message dans le groupe WhatsApp de la mini-cité.

Léonard, voisin le plus proche, sort aussitôt, gourdin en main. D’autres locataires suivent. Ensemble, ils se ruent sur le « visiteur ». Le concerné prend la fuite. Il est rattrapé avant de sortir de la concession. Les coups commencent à pleuvoir — sans que personne ne lui demande son identité. De toute façon, vu sa « tenue », impossible de vérifier une carte d’identité.

C’est aux premiers cris qu’on comprend tout : « C’est moi, votre bailleur ! Ne me tuez pas ! » Les frappes s’arrêtent net. Papa Jean récupère ses vêtements — déposés plus tôt sur la véranda d’un locataire — et est conduit au poste de police.

Atteinte à la pudeur : une garde à vue pour le septuagénaire

À l’audition, le policier pose la question directe : « Vous reconnaissez que vous étiez nu ? » Jean T. répond simplement : « Oui. » À la question du pourquoi, silence total. « C’est une pratique ? » Même silence.

Le bailleur de 67 ans a été placé en garde à vue pour atteinte à la pudeur. Une infraction qui, au Cameroun, peut entraîner des poursuites judiciaires selon les circonstances.

En attendant les suites judiciaires, les locataires de la mini-cité Sodiko ne plaisantent plus. Selon les dernières nouvelles, plusieurs d’entre eux envisagent de donner un préavis de départ. Difficile, disent-ils, de rester dans un camp dont le propriétaire se promène nu la nuit dans la cour commune.



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