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Tchiroma dénonce la nomination d’un VP


Ce samedi 3 avril 2026, à 19h45, Issa Tchiroma Bakary a publié un message sur sa page Facebook pour dénoncer la révision constitutionnelle en cours. Se proclamant toujours « Président élu de la République du Cameroun », il appelle ses partisans à la mobilisation contre ce qu’il qualifie de dérive monarchique du pouvoir en place.

Un post qui monte la pression

Dans sa déclaration publiée ce soir, Tchiroma vise directement la nomination d’un Vice-Président de la République, une disposition centrale de la révision constitutionnelle adoptée en commission au Congrès du Parlement. Pour lui, cette mesure est « inconstitutionnelle » et traduit une dérive monarchique incompatible avec les principes démocratiques.

Il rappelle que le 12 octobre 2025, jour de la dernière élection présidentielle, « une large majorité des Camerounais » aurait exprimé ses suffrages en sa faveur. Sur cette base, il continue de se présenter comme le président légitime du Cameroun, refusant de reconnaître les résultats officiels.

Son message est court mais direct : « Non aux forfaitures ! Oui à la vérité des urnes ! »

Un contexte politique sous haute tension

Cette sortie de Tchiroma intervient dans un contexte particulièrement chargé. Le même jour, Joshua Osih du SDF tenait une conférence de presse à Yaoundé pour dénoncer les mêmes dispositions constitutionnelles — notamment la nomination d’un Vice-Président sans passage par les urnes.

Mais là où le SDF reste dans le cadre institutionnel, Tchiroma va plus loin : il conteste la légitimité même du pouvoir en place et maintient sa revendication de victoire à la présidentielle d’octobre 2025.

Cette position, radicale dans la forme, n’est pas nouvelle. Depuis l’annonce des résultats, l’ancien ministre de la Communication n’a jamais reconnu sa défaite. Il continue de mobiliser sur les réseaux sociaux, où sa page reste suivie par des milliers de Camerounais.

La révision constitutionnelle, avec la création d’un poste de Vice-Président nommé, semble avoir ravivé les tensions entre l’opposition et le régime. Les prochaines semaines diront si cette contestation reste sur les réseaux sociaux ou débouche sur une action politique plus structurée.



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