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une élève meurt après des coups, la ministre réagit


Une élève est morte après avoir été battue par un enseignant. Maëva Kom, inscrite au Lycée bilingue de Bayangam dans la région de l’Ouest, a été fouettée le 19 mars 2026 par un responsable de son établissement. Quelques jours plus tard, elle décède à l’hôpital. Face à l’émotion nationale, la ministre des Enseignements secondaires, le Pr Nalova Lyonga, s’est rendue en personne auprès de la famille.

La ministre chez la famille de Maëva Kom, un geste fort

Le lundi 30 mars 2026, le Pr Nalova Lyonga était dans la région de l’Ouest pour inspecter les infrastructures en vue des prochains Jeux FENASCO A, prévus à Bafoussam et Bangangté. En marge de cette mission technique, elle a fait un arrêt chez les parents de la jeune élève décédée pour leur présenter ses condoléances.

Le message qu’elle porte est sans ambiguïté :

« J’ai signé une directive interdisant toute forme de violence et de châtiment corporel dans les établissements secondaires. Une fois les enquêtes en cours achevées, des sanctions seront appliquées avec rigueur. »

Des enquêtes sont donc ouvertes. L’enseignant ou le responsable impliqué dans le passage à tabac de Maëva Kom sera sanctionné, promet-elle.

Un fléau qui persiste malgré les interdictions

Le cas de Bayangam n’est pas isolé. Au Cameroun, les châtiments corporels sont officiellement interdits dans les écoles. Pourtant, les coups de règle, de canne ou de ceinture restent une réalité dans de nombreux établissements, publics comme privés.

Certains enseignants continuent de justifier ces pratiques au nom de la discipline. Mais des défenseurs des droits de l’enfant alertent depuis des années : normaliser la violence en milieu scolaire, c’est exposer les élèves à des traumatismes durables — et parfois, comme dans ce cas, à des conséquences irréversibles.

La mort de Maëva Kom rappelle que l’interdiction, sans contrôle ni sanction effective, reste lettre morte. Une vie d’élève perdue suffit à mesurer l’urgence d’agir autrement.

La visite de la ministre à Bayangam envoie un signal. Mais au-delà du geste de solidarité, les familles et la société civile attendent des actes concrets : des sanctions exemplaires, un suivi rigoureux dans les établissements et une formation des enseignants sur les droits de l’enfant.



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