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Nalova Lyonga inspecte l’Ouest et honore Maëva Kom


La ministre des Enseignements secondaires, le Pr Nalova Lyonga, était de retour dans la région de l’Ouest cette semaine pour une double mission. D’un côté, inspecter les sites qui accueilleront les finales nationales de la 26ème édition des Jeux FENASCO Ligue A, prévues entre Bafoussam et Bangangté. De l’autre, un arrêt douloureux mais nécessaire : rendre visite à la famille de Maëva Kom, élève de 5e décédée après avoir été battue au Lycée bilingue de Bayangam.

Des chantiers suivis de près, une compétition nationale en jeu

C’est la deuxième visite du Pr Nalova Lyonga dans la région pour préparer cet événement majeur de la jeunesse scolaire camerounaise. Accompagnée du Gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, et des autorités locales, la délégation a inspecté plusieurs établissements à Bafoussam :

  • Le Lycée Classique de Bafoussam
  • Le Lycée Technique Canada
  • Le Lycée Technique Bilingue Banengo Bafoussam

L’objectif est clair : évaluer l’avancement des travaux sur chacun des sites de compétition pour s’assurer que tout sera prêt le jour J. La 26ème édition des Jeux FENASCO Ligue A mobilise toute une région. Entre Bafoussam et Bangangté, on veut offrir aux élèves-sportifs un cadre digne de la compétition nationale. La tournée se poursuit à Bangangté pour finaliser l’état des lieux.

Maëva Kom : la ministre apporte le réconfort d’un gouvernement interpellé

En marge de la mission technique, le Pr Nalova Lyonga a tenu à s’arrêter auprès de la famille de la jeune Maëva Kom, élève en classe de 5e au Lycée bilingue de Bayangam. Cette adolescente est décédée à l’hôpital quelques jours après avoir été, selon les informations disponibles, battue par un responsable de son établissement le 19 mars 2026.

La ministre a présenté les condoléances du gouvernement à la famille endeuillée. Mais elle est aussi venue avec un message ferme :

« Une note interdisant toute forme de violence et de fouet dans les établissements secondaires a été signée par mes soins. À l’issue des enquêtes en cours, des sanctions seront rigoureusement prises. »

Un engagement solennel. Parce que la mort de Maëva Kom n’est pas un accident ordinaire. Elle pose une question que le système scolaire camerounais ne peut plus ignorer : jusqu’où certains enseignants ou responsables d’établissements se permettent-ils d’aller, alors même que les châtiments corporels sont officiellement interdits depuis des années ?

Un débat qui ne finit pas de traverser l’école camerounaise

Les châtiments corporels persistent dans de nombreuses salles de classe et bureaux de proviseurs au Cameroun. Certains éducateurs continuent de les défendre comme outil de discipline. Mais la société civile et les défenseurs des droits de l’enfant rappellent une réalité que le cas de Bayangam illustre tragiquement : un coup peut tuer.

La loi dit non. La ministre dit non. Mais entre la directive signée et la réalité vécue dans les lycées de province, il y a encore un fossé que ni les circulaires ni les visites ministérielles ne comblent seuls.

La 26ème édition des Jeux FENASCO Ligue A à Bafoussam et Bangangté devra se tenir dans un esprit de fête et de fraternité scolaire. La mort de Maëva Kom rappelle que la sécurité des élèves doit rester la priorité absolue, en dehors comme à l’intérieur des stades. Les sanctions promises par la ministre seront très attendues.



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