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condamnés à mort en 1984, ils vivent libres


Au Cameroun, on peut être condamné à mort par fusillade… et finir par retrouver la liberté. L’affaire Marinette Ndomè en est la preuve. En 1984, le TGI du Mfoundi condamne à mort cette femme et trois complices pour l’assassinat prémédité de son mari, Vincent Dikoum, cadre à la CAMBANK, poignardé dans son sommeil en janvier 1983 à Yaoundé. Aujourd’hui, Marinette vit en France. La peine de mort au Cameroun est-elle encore une sanction réelle ?

Tout commence dans la nuit du 29 janvier 1983. Vincent Dikoum, 37 ans, cadre à la CAMBANK, est assassiné dans son sommeil par trois hommes armés de longs poignards, recrutés par sa propre épouse, Marinette Ndomè, et son amant, Richard Ambang Mbadjé. Chaque exécutant devait recevoir 3 millions de FCFA. Le corps est ensuite attaché à une pierre et jeté dans le fleuve Sanaga, près de Ntui, pour faire disparaître toute trace.

L’enquête démantèle pourtant rapidement le groupe. Confrontée aux preuves, Marinette avoue avoir tout orchestré pour vivre librement avec son amant. Ambang, en fuite, est arrêté en août 1983 en Centrafrique puis extradé.

Peine de mort prononcée en 1984 : une sentence jamais exécutée

En juillet 1984, le TGI du Mfoundi condamne à mort par fusillade Marinette Ndomè, Richard Ambang Mbadjé, Ombouté Jean-Pierre et Ndzana Louis Bertin. Pouli Roger écope de 10 ans de prison. La cour d’appel confirme la sentence.

Mais des décennies passent. Sans exécution. Progressivement, tous les condamnés à mort sont relâchés après de longues années de détention. Marinette vit aujourd’hui en France. Ses complices sont rentrés dans leurs villages. Richard Ambang Mbadjé, lui, est décédé en avril 2025, libre.



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