
Une nouvelle tempête médiatique secoue Garoua. Depuis plusieurs jours, des vidéos virales et des prises de position d’artistes relancent des accusations graves visant le lamido de Garoua, plongeant le lamidat dans une zone de fortes turbulences. Qui accuse ? Que reproche-t-on réellement à l’autorité traditionnelle ? Et surtout, que disent les faits établis et les démentis officiels ? À Garoua, la polémique enfle et les interrogations se multiplient : simple campagne de déstabilisation ou crise institutionnelle majeure ?
Entre accusations publiques et démentis fermes
À l’origine de la controverse, des contenus diffusés sur les réseaux sociaux évoquent une gouvernance contestée et des soupçons graves, repris par certaines voix publiques. Des internautes s’interrogent sur le rôle et l’intégrité du lamido, tandis que des artistes engagés amplifient le débat. Dans ces publications, aucune preuve formelle n’est produite, mais le climat de suspicion s’installe durablement.
L’entourage du lamido rejette catégoriquement ces accusations, parlant d’une campagne de sabotage orchestrée à des fins politiques. « Il s’agit de rumeurs sans fondement destinées à nuire à l’image de l’institution », affirme un proche, rappelant que l’autorité traditionnelle reste soumise aux lois de la République. À Garoua, dans la Région du Nord, les autorités administratives suivent l’évolution du dossier sans communication officielle à ce stade.
Élu à 38 ans par 12 notables, le lamido avait surpris lors de son intronisation, succédant à son prédécesseur décédé. Militaire de formation, il avait promis de transformer le visage de la ville en quatre ans, allant jusqu’à évoquer une démission en cas d’échec. Des articles de presse ont ensuite fait état d’une procédure judiciaire en cours, information qui continue d’alimenter la polémique.



