La nuit a viré au cauchemar à Nnomayos. Le 3 janvier 2026, un commando armé s’est introduit dans un domicile, ligotant toute une famille avant de repartir avec un butin impressionnant, dont un véhicule. Trois semaines plus tard, la police frappe fort : les cinq braqueurs sont arrêtés, leurs complices identifiés. Une enquête express qui rassure, mais une question demeure : l’insécurité recule-t-elle vraiment à Yaoundé ?
Une opération policière menée avec précision
Selon les informations recueillies, les faits se déroulent vers 20 heures, lorsque la victime regagne son domicile. Profitant d’un moment d’inattention, cinq hommes cagoulés, armés de machettes et d’une arme factice, neutralisent toute la maisonnée. Pendant plus d’une heure, ils fouillent la maison, emportant téléviseur, bijoux, téléphones, numéraire et un véhicule Nissan.
Dès le lendemain, le dossier est confié au Groupement spécial d’opérations et à la Division régionale de la police judiciaire du Centre. Sous l’impulsion du délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, les enquêteurs multiplient recoupements, filatures et exploitations techniques. Les suspects sont rapidement identifiés, puis interpellés, tout comme les receleurs et le présumé cerveau du réseau.
Face aux enquêteurs, les mis en cause passent aux aveux. Ils devront répondre de vol à main armée, séquestration et association de malfaiteurs devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi. « La collaboration interservices a fait la différence », confie une source policière.
Ce démantèlement relance l’espoir d’une sécurité renforcée à Yaoundé. La police marque des points, mais la vigilance reste de mise. Les habitants de Nnomayos se sentent-ils désormais en sécurité ?



