C’est une petite révolution sportive qui s’est jouée le 28 janvier, à Yaoundé. Au siège de la Fédération camerounaise de cyclisme, l’affiliation du club AS237 BMX a été actée, faisant entrer officiellement le BMX dans le paysage fédéral camerounais. Une avancée très attendue par les jeunes riders. « On sort enfin de l’ombre », confie un pratiquant. Le BMX peut-il devenir le nouveau moteur du cyclisme national ?
Jusqu’ici marginal, le BMX obtient désormais une reconnaissance institutionnelle. Avec l’affiliation d’AS237 BMX, la Fédération ouvre la voie à une structuration complète : licences, encadrement technique, compétitions locales et accès aux circuits officiels. Pour les promoteurs, l’objectif est clair : transformer une pratique urbaine spontanée en discipline organisée, capable de révéler des talents.
BMX au Cameroun : une discipline qui change de statut
Sur la scène internationale, le BMX n’est plus un sport de niche. Discipline olympique depuis 2008 pour le racing, et depuis Tokyo pour le freestyle, il offre des perspectives réelles de carrière. Cette dynamique mondiale inspire aujourd’hui le Cameroun. À terme, les responsables fédéraux envisagent l’aménagement de pistes adaptées et la formation d’entraîneurs certifiés, notamment dans les grandes villes.
Le potentiel est réel. Le BMX séduit par son accessibilité et son attrait auprès des jeunes. Dans les quartiers de Yaoundé, les vélos acrobatiques sont déjà bien présents. « C’est un sport qui parle à notre génération », glisse un encadreur local. La reconnaissance fédérale pourrait ainsi canaliser cette énergie et créer un vivier compétitif.
Pour la Fédération, cette intégration s’inscrit dans une vision plus large : diversifier le cyclisme camerounais et préparer l’avenir. À moyen terme, des riders camerounais pourraient viser des rendez-vous continentaux, voire mondiaux, une première historique pour le pays.
Avec cette reconnaissance officielle, le BMX entre dans une nouvelle ère au Cameroun. La jeunesse saura-t-elle transformer l’essai et porter haut les couleurs nationales sur les pistes internationales ?



