
Coup de sifflet final au sommet de l’État. Réuni en réunion de crise le jeudi 29 janvier 2026 à Yaoundé, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a ordonné le maintien du contrat de scanning de la société SGS au Port Autonome de Douala. Une décision ferme, annoncée à l’issue de fortes tensions institutionnelles. Cette instruction met-elle fin au bras de fer qui divisait l’administration depuis plusieurs mois ?
Une instruction gouvernementale après une réunion de crise
Selon les informations relayées par le journal de 17h de la CRTV, la décision a été prise à l’issue d’une réunion d’urgence tenue à l’Immeuble Étoile, en présence de toutes les parties prenantes du dossier.
Le Premier ministre a instruit la poursuite du contrat de SGS, estimant que celui-ci a été signé avec le Gouvernement et qu’« il ne revient pas à une autre entité d’en prononcer l’annulation », conformément au cadre légal en vigueur. Cette position vise à clarifier un conflit opposant le Port Autonome de Douala à certains départements ministériels sur la validité du contrat de scanning.
Au sortir de la rencontre, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibéhè, a confirmé la ligne gouvernementale au micro de la CRTV, soulignant la nécessité de respecter les engagements contractuels de l’État.
Cette instruction intervient dans un contexte marqué par des luttes d’influence et des interrogations sur l’implication de certaines autorités dans un dossier à forte portée administrative et économique. Pour l’exécutif, il s’agissait surtout de préserver la cohérence de l’action gouvernementale et l’image institutionnelle du Cameroun.
En ordonnant le maintien du contrat SGS, le Premier ministre entend clore une séquence de tensions. Reste à savoir si cette décision apaisera durablement les rapports entre les institutions concernées.



