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Industrie : bien que moins vigoureuse, la hausse des prix sortie-usine au 2e trimestre continue d’alimenter l’inflation


(Investir au Cameroun) – Au 2e trimestre 2025, les coûts de production dans les usines au Cameroun ont progressé de 3,3 % par rapport à la même période en 2024. Selon l’Indice des prix à la production industrielle (IPPI) publié par l’Institut national de la statistique (INS), cette progression reste significative, même si elle est moins marquée que la hausse de 6,3 % enregistrée en glissement annuel au 1er trimestre 2025.

Cette décélération ne signifie pas un reflux des tensions sur les prix sortie-usine, mais plutôt un ralentissement de la dynamique haussière. Les coûts de production continuent ainsi d’exercer une pression sur l’ensemble de la chaîne de valeur, dans un contexte où les autorités cherchent à maîtriser l’inflation.

L’industrie manufacturière et l’agro-alimentaire en première ligne

L’augmentation des prix sortie-usine au 2e trimestre 2025 est principalement portée par l’industrie manufacturière. Dans cette branche, les coûts de production ont progressé de 5,6 % en glissement annuel, d’après l’IPPI de l’INS.

La hausse est encore plus marquée dans l’agro-alimentaire, avec une augmentation de 9,9 % par rapport au 2e trimestre 2024. Ce segment, directement lié aux produits de grande consommation, constitue un canal de transmission important entre les coûts industriels et les prix sur les marchés locaux.

« La conséquence possible de ce renchérissement des prix à la production est une répercussion sur les prix payés par les consommateurs finaux », alerte l’INS, en établissant un lien entre la hausse des prix sortie-usine et l’inflation observée dans les marchés.

Un risque persistant pour l’inflation et l’objectif de 4 %

Dans ce contexte, l’institut statistique rappelle les objectifs des pouvoirs publics : « Le gouvernement s’est fixé pour objectif de ramener l’inflation à 4 % d’ici la fin de l’année. Cet objectif reste réalisable, à condition de contenir les principaux risques, notamment de nouvelles hausses des prix de l’énergie, les ajustements fiscaux et les incertitudes géopolitiques », souligne l’INS.

La trajectoire des prix à la production reste ainsi un indicateur clé pour apprécier la capacité de l’économie à converger vers cette cible. Toute nouvelle tension sur les coûts – en particulier dans l’énergie ou sous l’effet de mesures fiscales – pourrait compliquer l’atteinte de l’objectif et peser sur le pouvoir d’achat des ménages comme sur les marges des entreprises.

BRM 





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