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Cameroun – Le COSCOY appelle au calme après la présidentielle


Yaoundé, 17 octobre 2025. Dans un contexte tendu après la présidentielle du 12 octobre, le Conseil supérieur des communautés de l’Ouest à Yaoundé (COSCOY) a lancé un message fort : non à la manipulation et à la violence. Réunis en session extraordinaire, les chefs communautaires ont condamné les actes de vandalisme signalés dans certains quartiers de la capitale. « Nous ne pouvons pas laisser des esprits malintentionnés déstabiliser la paix que nous avons bâtie ensemble », a déclaré un membre du bureau du COSCOY. Le Cameroun a-t-il encore la maturité nécessaire pour dépasser cette épreuve démocratique sans heurts ?

Les communautés de l’Ouest prônent vigilance et responsabilité

Selon le communiqué officiel daté du 16 octobre 2025, les chefs traditionnels et notables de l’Ouest établis à Yaoundé et ses environs se sont réunis pour analyser les incidents post-électoraux. Leur constat : certaines manipulations sur les réseaux sociaux et des tentatives d’instrumentalisation des jeunes mettent en péril la cohésion nationale.

« Nous appelons nos frères et sœurs à ne pas céder à la provocation », précise le texte, qui dénonce les discours haineux et les campagnes de désinformation.

Le COSCOY recommande la plus grande vigilance et invite les ressortissants de l’Ouest à « éviter tout acte regrettable pouvant mettre en danger leur liberté ou leur vie ».

Les chefs communautaires réaffirment également leur confiance aux institutions de la République et à la voie légale pour toute contestation électorale, citant le Conseil constitutionnel comme seul organe habilité à proclamer les résultats définitifs.

Un appel fort à la jeunesse et aux parents

Le communiqué insiste particulièrement sur le rôle des parents et des leaders communautaires : veiller sur les jeunes pour qu’ils ne participent pas à des manifestations de rue.

« La paix du Cameroun ne se négocie pas, elle se protège chaque jour », souligne un signataire du texte.

Les responsables du COSCOY ont également appelé à la tolérance et au respect mutuel, tout en encourageant les communautés à garder leur sang-froid malgré les tensions politiques.

Cette position rejoint celle d’autres institutions sociales et religieuses, notamment le Ngondo et le Conseil national des chefs traditionnels, qui appellent eux aussi au calme et à l’unité nationale.

Dans les quartiers de Yaoundé V et VI, plusieurs témoignages font état d’un retour progressif à la sérénité, même si la méfiance demeure. Les Camerounais, dans leur grande majorité, aspirent à un dénouement pacifique et transparent du processus électoral.



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