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Cameroun – Elecam alerte sur la désinformation


Huit jours après le vote présidentiel, alors que la tension reste palpable sur les réseaux sociaux, le président d’Elecam, Enow Abrams Egbe, a tiré la sonnette d’alarme à Yaoundé. « Ne vous laissez pas tromper par les rumeurs », a-t-il martelé face à la presse, appelant les citoyens à la vigilance et à la patience. Entre rumeurs de résultats falsifiés et comptes anonymes diffusant de fausses informations, l’institution électorale veut prévenir une dérive dangereuse. Mais la question demeure : jusqu’où ira la désinformation politique au Cameroun ?

Manipulation et désinformation : la ligne rouge d’Elecam

Vendredi dernier, lors d’une conférence de presse à Yaoundé, le président du Conseil électoral a salué « la maturité démocratique » des Camerounais, tout en dénonçant « les tentatives de manipulation sur les réseaux ». Selon lui, plusieurs individus et groupes malintentionnés propagent des chiffres électoraux non vérifiés, cherchant à semer la confusion avant la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel.

« Permettez-moi d’appeler nos concitoyens à la vigilance. Seule la vérité issue du Conseil constitutionnel doit prévaloir », a insisté Enow Abrams Egbe, rappelant que toute diffusion de résultats non officiels viole le code électoral.

Des observateurs internationaux présents à Yaoundé confirment que ces campagnes de désinformation nuisent à la crédibilité du processus démocratique. Pour beaucoup, cette intervention d’Elecam vise à rétablir la confiance à un moment critique.

Un appel à la responsabilité citoyenne

Dans un contexte où les tensions post-électorales restent fortes, Elecam souligne la nécessité d’un comportement exemplaire. « Nous avons besoin d’un engagement collectif pour protéger notre démocratie », a ajouté le président du Conseil.

L’institution rappelle également que l’article 5 de la loi électorale lui confère l’indépendance totale dans la supervision du scrutin : « Elecam organise des élections libres, transparentes et crédibles, sans instruction d’aucune autorité politique ou administrative ».

Cette position ferme intervient alors que plusieurs candidats s’autoproclament déjà vainqueurs sur les plateformes numériques, au grand dam de l’ordre institutionnel.

Pour de nombreux observateurs, l’attitude d’Elecam s’inscrit dans une démarche de transparence et de prévention. La désinformation, devenue une arme politique, pourrait en effet attiser les tensions dans un pays où la paix sociale reste précieuse.

Vers une nouvelle culture de la vigilance numérique

En conclusion, Elecam invite chaque citoyen à vérifier ses sources, à éviter le partage de contenus non vérifiés et à attendre les décisions officielles. La bataille de l’information se joue désormais autant dans les urnes que sur Internet.

Mais la grande question reste ouverte : la maturité numérique des électeurs camerounais suffira-t-elle à déjouer les pièges de la manipulation ?



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