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Présidentielle Cameroun 2025 ► Nintcheu défie Biya


Coup de tonnerre politique à Yaoundé ! Alors que le dépouillement de la présidentielle du 12 octobre 2025 se poursuit, Jean Michel Nintcheu, figure du camp du changement, appelle ouvertement Paul Biya à quitter le pouvoir. « Le peuple a voté massivement pour le changement », martèle l’ancien député SDF, désormais allié du PCRN. Dans un climat tendu où chaque mot compte, cette déclaration enflamme le débat national et réveille les passions. Le président sortant peut-il encore ignorer ce cri venu des urnes ? Le Cameroun retient son souffle.

🗳️ L’appel frontal de Nintcheu pour “le départ du vieux système”

Depuis Douala, Jean Michel Nintcheu ne mâche plus ses mots. Dans un message diffusé sur ses canaux officiels, il affirme que « Paul Biya doit tirer les conséquences du vote populaire et s’en aller ».
Ce coup de gueule intervient alors que la Commission nationale de dépouillement peine encore à publier les chiffres officiels.

Selon plusieurs observateurs, l’homme du Littoral incarne une frange croissante de Camerounais convaincus que “le changement est désormais inévitable”. Cette sortie, à peine une semaine après le scrutin, marque une rupture symbolique : elle met fin au silence pesant de l’opposition après les premiers échos des urnes.

⚖️ Réactions et tensions : entre dénonciations et calculs politiques

Sans surprise, la réaction du camp présidentiel ne s’est pas fait attendre. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a dénoncé une “provocation dangereuse” et rappelé que seul le Conseil constitutionnel est habilité à proclamer les résultats.
Mais sur le terrain, plusieurs figures de l’opposition – Maurice Kamto, Anicet Ekane, Mamadou Mota – ont eux aussi réclamé le “respect du verdict des urnes”.

Pour beaucoup, ce front commun inédit annonce une nouvelle étape de la vie politique camerounaise. À Douala comme à Bafoussam, les conversations tournent autour d’une même question : Paul Biya acceptera-t-il enfin de passer le témoin après 43 ans de règne ?

Enjeux : un tournant historique pour la démocratie camerounaise

Au-delà des postures partisanes, cette présidentielle pourrait redéfinir le rapport entre le peuple et le pouvoir. Les électeurs, massivement mobilisés le 12 octobre, ont envoyé un signal fort.
Mais entre les appels au calme et les accusations de fraude, la tension reste palpable. « Notre pays ne peut se payer le luxe d’une nouvelle confrontation violente », avertit Maurice Kamto.

Pour l’instant, le Conseil constitutionnel poursuit ses travaux, mais le pays bruisse d’impatience. Si Paul Biya venait à être proclamé vainqueur une fois de plus, l’opinion acceptera-t-elle ce verdict sans heurts ?

La déclaration de Jean Michel Nintcheu a rouvert le débat sur la légitimité du pouvoir et la crédibilité du processus électoral. Entre espoir de renouveau et peur du chaos, les Camerounais guettent le verdict final. Le Cameroun entre-t-il dans une nouvelle ère politique ?



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