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Cameroun ► Mamadou Mota réplique à Grégoire Owona


Le ton est monté d’un cran dans le débat post-électoral au Cameroun.
En réaction à la récente sortie du ministre Grégoire Owona, Mamadou Mota, président par intérim du MRC, a publié sur Meta une déclaration au vitriol. Il y accuse le secrétaire général adjoint du RDPC d’avoir « sacrifié la volonté du peuple sur l’autel du maintien au pouvoir ».

« Vous devriez prendre un Yango, celui du bon sens et de l’éthique », ironise Mota.
Entre piques, accusations et rhétorique juridique, ce nouvel épisode illustre la tension politique persistante. Mais jusqu’où ira ce duel verbal entre le parti au pouvoir et l’opposition ?

⚖️ Mota dénonce « le recyclage du mensonge d’État »

Dans sa réaction cinglante, Mamadou Mota reproche à Grégoire Owona d’invoquer le respect du droit tout en soutenant un processus électoral qu’il juge « vidé de son sens véritable ».

« Les Camerounais ont voté, oui, mais pour qui, et surtout, leur vote a-t-il été fidèlement comptabilisé ? », s’interroge-t-il.

Selon lui, la défense de la légalité par les figures du RDPC serait une stratégie pour masquer une falsification des résultats et maintenir l’ordre établi.

« Le droit est dur, mais il est juste. La loi s’impose à tous, y compris à ceux qui la tordent pour se maintenir au pouvoir », martèle Mota.

Cette sortie s’inscrit dans une série de prises de parole post-présidentielles où les opposants dénoncent des irrégularités massives à Douala, Dschang et Garoua.

🔥 L’opposition riposte face aux accusations du régime

Grégoire Owona avait précédemment qualifié la déclaration de Maurice Kamto de « manipulation des populations ». Une phrase qui a mis le feu aux poudres.
Mamadou Mota lui a répondu du tac au tac :

« Ce n’est pas Kamto qui manipule, mais ceux qui ont confisqué la vérité des urnes. »

L’homme fort du MRC estime que les incidents de Douala et Dschang sont la conséquence directe d’un sentiment populaire d’injustice.
Il accuse le ministre d’utiliser le discours sécuritaire et la peur des “forces ennemies” pour détourner l’attention.

« L’ennemi du Cameroun, Monsieur Owona, n’est pas celui qui réclame la vérité, mais celui qui orchestre le mensonge », tranche-t-il, dans une allusion claire au pouvoir en place.

🧩 Le duel Kamto-Owona se rejoue par procuration

En filigrane, ce face-à-face dépasse les deux hommes.
Il symbolise le conflit de légitimité qui oppose depuis des années le camp Kamto et le système Biya.

« Vous disqualifiez Kamto pour son “inexpérience politique”, mais l’Histoire retiendra ceux qui ont incarné le courage du peuple », écrit Mota, rappelant la stature morale de son leader.

Il conclut son texte sur une note prophétique :

« Que le contentieux soit celui de la vérité contre le mensonge d’État. Que le tribunal de l’Histoire juge ceux qui ont sacrifié la démocratie. »

Un ton grave, presque messianique, qui résonne dans un Cameroun toujours marqué par les tensions électorales et la méfiance populaire.

Entre ironie mordante et dénonciation frontale, Mamadou Mota s’impose une fois de plus comme la voix tranchante du MRC.
Son message, relayé massivement sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la crédibilité du processus électoral camerounais et la place de l’opposition dans la scène politique actuelle.
Mais dans un climat où chaque mot pèse lourd, une question demeure : jusqu’où ira cette guerre de déclarations entre le RDPC et le MRC ?



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