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Pierre Binyam menace de blacklister les opposants ► polémique


Le ton monte dans le camp d’Issa Tchiroma Bakary après la présidentielle du 12 octobre 2025.
Le militant Pierre Emmanuel Binyam, proche du FSNC, a déclenché la polémique en affirmant que « tous les candidats qui ne reconnaîtront pas la victoire d’Issa Tchiroma seront blacklistés par le peuple ».
Dans un contexte post-électoral déjà tendu, cette sortie divise. Certains y voient une provocation, d’autres un avertissement politique.
La question reste ouverte : s’agit-il d’une opinion isolée ou d’un message venu du cœur du système Tchiroma ?

🔥 “Les opposants contre le peuple” : un texte qui enflamme le débat

Dans une publication titrée « Les opposants contre le peuple », Pierre Emmanuel Binyam accuse les candidats de l’opposition de trahir la volonté populaire en refusant de reconnaître la victoire d’Issa Tchiroma Bakary.

« Tous ceux qui ne reconnaissent pas sa victoire seront blacklistés. La descente va continuer », a-t-il écrit sans détour.

Selon lui, les leaders comme Cabral Libii, Joshua Osih, Pierre Kwemo, Bello Bouba Maigari ou Serge Espoir Matomba ne peuvent à la fois contester les résultats et reconnaître avoir été battus dans certaines circonscriptions.

« Si vous admettez être troisième ou perdant, c’est que vous savez qui est premier ! » a ironisé Binyam.

Cette déclaration, largement relayée sur les réseaux sociaux, a immédiatement suscité un flot de réactions. Certains internautes y voient une dérive autoritaire, d’autres saluent un “langage de vérité” face à une opposition jugée incohérente.

⚖️ Contexte électoral explosif

L’élection présidentielle du 12 octobre s’est déroulée dans un climat de méfiance et de forte polarisation.
Alors que les résultats officiels tardent à être proclamés par ELECAM, des partisans d’Issa Tchiroma Bakary revendiquent déjà la victoire de leur leader.

Dans ce contexte, la sortie de Pierre Binyam apparaît comme une tentative de pression politique visant à imposer une lecture unilatérale du scrutin.

« On ne peut pas jouer avec l’avenir d’un peuple tout le temps », a-t-il insisté, dénonçant ce qu’il qualifie d’“opposition de façade”.

De leur côté, plusieurs partis affirment attendre la validation du Conseil constitutionnel, appelant leurs militants au calme et à la vigilance.

🧩 Réactions contrastées et enjeux politiques

Si certains cadres du FSNC ont pris leurs distances avec la déclaration de Binyam, d’autres estiment qu’elle traduit la frustration d’une base militante convaincue d’une victoire acquise dans les urnes.

Un observateur politique à Yaoundé estime :

« Cette sortie, même maladroite, reflète un climat de tension et de méfiance. Chacun cherche à imposer son récit de la victoire. »

Au-delà du ton polémique, les propos de Pierre Emmanuel Binyam illustrent les fractures profondes qui traversent la scène politique camerounaise à la veille de la proclamation officielle des résultats.

À travers cette sortie musclée, Pierre Emmanuel Binyam remet une pièce dans la machine déjà surchauffée du débat post-électoral.
Mais en voulant défendre son camp, il attise aussi les tensions.
La vraie question demeure : le peuple “blacklissera”-t-il réellement ceux qui contestent Tchiroma, ou s’agit-il d’un simple coup de communication politique ?



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