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Fraude électorale Issa Tchiroma ► alerte post-scrutin


Les mots sont forts et le ton grave. Ce 15 octobre 2025, le président du Front national pour le salut du Cameroun (FNSC), Issa Tchiroma Bakary, a crié au scandale électoral après le scrutin présidentiel du 12 octobre. Dans une déclaration solennelle, le candidat, qui se déclare vainqueur de l’élection, évoque des « signes manifestes de falsification » des résultats et interpelle la communauté internationale : « Vous pouvez retarder la vérité, mais vous ne pourrez pas l’effacer », a-t-il martelé. Cette sortie enflamme le débat post-électoral : fraude ou confusion administrative ?

Des procès-verbaux contradictoires au cœur de la tempête

Depuis la fermeture des bureaux de vote, le camp Tchiroma affirme détenir des centaines de procès-verbaux attestant, selon lui, d’une victoire claire et irréfutable du peuple camerounais. Mais, fait troublant, les copies transmises par certains services départementaux d’Elecam seraient différentes de celles signées dans les bureaux de vote.

« Comment expliquer que des PV affichés au bureau de vote diffèrent de ceux présentés ensuite par les autorités administratives ? », s’interroge Issa Tchiroma, visiblement exaspéré.
Selon lui, un “mécanisme de falsification des résultats” se serait mis en place dès la nuit du scrutin. Le candidat accuse ouvertement des acteurs institutionnels d’avoir manipulé le dépouillement, menaçant la légitimité du scrutin présidentiel.

Dans plusieurs quartiers de Yaoundé et Garoua, ses partisans évoquent un « braquage électoral » et réclament la vérification publique des PV originaux. D’autres observateurs locaux soulignent que la confusion autour du système de centralisation d’Elecam a souvent été dénoncée, sans qu’une réforme structurelle n’intervienne.

Appel à la communauté internationale et aux juges camerounais

L’ancien ministre et porte-parole du gouvernement ne ménage pas ses mots : « La confiance du peuple repose sur votre impartialité », lance-t-il à l’adresse du Conseil constitutionnel et des magistrats départementaux.
Il les invite à suspendre toute proclamation fondée sur des documents suspects et à ordonner la confrontation des pièces.

Dans le même souffle, Issa Tchiroma interpelle les missions d’observation étrangères et les partenaires internationaux :

« Ne restez pas silencieux face aux signes manifestes de falsification. Votre présence est indispensable pour prévenir l’escalade. »

Son message, empreint d’émotion, se veut un avertissement : « Toute proclamation fondée sur des PV falsifiés ne saurait être reconnue par le peuple. »

Un climat politique tendu et des enjeux lourds

À Douala, Yaoundé et Garoua, la tension reste palpable. Plusieurs organisations de la société civile appellent à la transparence, tandis que les autorités restent silencieuses pour l’instant.
Sur les réseaux sociaux, le débat s’enflamme : entre ceux qui croient à un coup de force électoral et ceux qui appellent à la patience institutionnelle, le fossé se creuse.

Pour l’heure, Elecam n’a pas officiellement réagi à ces accusations explosives.
Mais une chose est sûre : cette sortie du leader du FNSC relance la question de la crédibilité du processus électoral au Cameroun, à quelques jours de la proclamation officielle des résultats.

Issa Tchiroma Bakary réclame la vérité des urnes et met en garde contre toute manipulation institutionnelle.
Entre passion politique, devoir de transparence et attente populaire, le Cameroun vit un tournant décisif.
La question demeure : qui osera publier tous les PV originaux pour trancher le doute ?



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