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Séquestration à Bafoussam ► Tchiroma dénonce un scandale


Coup de tonnerre politique à l’Ouest. Le candidat à la présidentielle Issa Tchiroma Bakary affirme que sa représentante régionale du FSNC est séquestrée depuis deux jours au Palais de Justice de Bafoussam. Selon lui, on lui imposerait de signer un procès-verbal falsifié proclamant Paul Biya vainqueur, alors que les « vrais résultats » le donnent gagnant à plus de 80 % dans la région.
« Ce qui se passe à Bafoussam est un crime contre la vérité des urnes », alerte Tchiroma dans un ton grave. Jusqu’où ira ce bras de fer électoral inédit au Cameroun ?

Bafoussam sous tension : accusations de falsification et séquestration

Dans un message solennel publié ce mercredi, le président du Front national pour le salut du Cameroun (FSNC) a dénoncé une situation « d’une extrême gravité ».
« Ma représentante régionale est séquestrée au Palais de Justice. On lui impose de signer un PV falsifié proclamant Paul Biya vainqueur », déclare Issa Tchiroma.

L’ancien ministre de la Communication affirme que cette manœuvre vise à étouffer la vérité des urnes à Bafoussam, où, selon lui, les résultats authentiques le placeraient très largement en tête.
« Face à son refus de trahir la confiance du peuple, elle subit des pressions, intimidations et privations de liberté », poursuit-il, dénonçant une violation flagrante des droits civiques et électoraux.

Des témoins sur place rapportent une présence inhabituelle de forces de l’ordre autour du Palais de Justice. Certains militants du FSNC auraient tenté d’approcher les lieux, avant d’être repoussés. L’ambiance reste électrique dans la capitale de la région de l’Ouest, où les rumeurs de manipulations électorales alimentent la colère populaire.

Appel d’Issa Tchiroma : “Ce n’est pas ma victoire, c’est celle du peuple !”

Dans son message, le candidat du peuple appelle à la mobilisation nationale et à la vigilance.

« Ce qui se joue aujourd’hui, ce n’est pas le destin d’un candidat, mais celui d’une Nation entière », insiste-t-il.
Il en appelle à la communauté internationale, aux observateurs électoraux et aux médias de se rendre immédiatement sur place « pour constater ce crime contre la vérité des urnes ».

À Yaoundé, la réaction officielle d’Elecam se fait toujours attendre.
Mais dans les milieux juridiques, plusieurs voix appellent déjà à une enquête indépendante.
« Si les faits sont avérés, c’est une atteinte grave à la souveraineté du vote », commente un magistrat de Douala sous anonymat.
L’affaire relance le débat sur la transparence électorale et le rôle des institutions judiciaires dans le processus.

Vers une crise politique ouverte ?

À mesure que la tension monte, le camp Tchiroma s’organise pour documenter les preuves de falsification et mobiliser l’opinion publique.
Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #JusticePourBafoussam s’impose déjà, porté par des militants, journalistes et influenceurs.
Certains appellent même à des veillées citoyennes dans les grandes villes du pays.

Au-delà du cas isolé de Bafoussam, cette affaire révèle un profond malaise démocratique.
Entre résultats contestés, intimidations et suspicion de manipulation, le Cameroun vit un moment charnière.
Et une question s’impose désormais : qui protégera la vérité des urnes ?



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