À quelques jours du scrutin du 12 octobre 2025, le Cameroun affiche 8 219 210 électeurs officiellement inscrits sur les listes électorales. Un chiffre historique révélé par les autorités électorales, confirmant une participation potentielle massive.
« Jamais depuis 2018, nous n’avions atteint un tel niveau d’enregistrement », confie une source proche d’ELECAM, l’organe en charge des élections.
Mais derrière ces chiffres, une question brûlante demeure : quelles régions pèseront réellement dans l’issue du vote présidentiel ?
Le Centre, le Littoral et l’Extrême-Nord dominent le paysage électoral
Les données officielles montrent un déséquilibre significatif entre les régions :
- Région du Centre : 1 460 904 électeurs (leader national)
- Littoral : 1 257 986 inscrits
- Extrême-Nord : 1 337 796 électeurs
Ces trois régions regroupent à elles seules près de la moitié de l’électorat camerounais. Elles deviennent donc les véritables champs de bataille de la présidentielle 2025.
Dans les régions anglophones, marquées par le conflit armé, la mobilisation reste plus faible :
- Nord-Ouest : 684 598 inscrits
- Sud-Ouest : 437 236 électeurs
« Malgré les tensions, ces chiffres témoignent d’un réel désir de participation », souligne un observateur à Bamenda.
Un enjeu politique majeur pour les candidats
Le poids démographique du Centre et du Littoral oblige chaque candidat à intensifier sa présence dans ces zones.
Le Grand Nord, fort de ses trois régions (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord), représente quant à lui 2,7 millions d’électeurs : un réservoir décisif pour toute stratégie nationale.
« La bataille électorale se jouera sur la capacité à mobiliser dans ces bastions mixtes », analyse un politologue de l’Université de Yaoundé II.
Ces chiffres confirment que le vote camerounais reste géographiquement polarisé, mais avec une base électorale plus large et plus jeune qu’en 2018.
Un signal fort pour la démocratie camerounaise
Avec plus de 8,2 millions d’inscrits, le Cameroun s’inscrit dans une dynamique d’ouverture politique. ELECAM se félicite de cette mobilisation et appelle les citoyens à se rendre massivement aux urnes.
« Le véritable vainqueur doit être la démocratie », déclare un membre du bureau régional d’ELECAM à Douala.
Cette présidentielle s’annonce donc comme un moment charnière, entre continuité et volonté de changement.
La carte électorale révèle non seulement la force des régions, mais aussi le défi d’un vote inclusif dans un pays aux réalités contrastées.



