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Obsèques Louis Jacques Mazo Cameroun ► Kribi en deuil


Les obsèques de Louis Jacques Mazo ont rassemblé samedi 27 septembre 2025 des milliers de personnes à Ngoyé-Kribi. Premier délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Kribi, figure emblématique du RDPC et bâtisseur infatigable, cet homme de 60 ans s’en est allé le 2 août dernier. Son inhumation dans la stricte intimité familiale a néanmoins mobilisé la classe politique nationale.

La terre de Ngoyé-Kribi s’est refermée sur l’un de ses plus illustres enfants. Louis Jacques Mazo, dont le nom résonne encore dans toute la région du Littoral, a été conduit à sa dernière demeure ce week-end dans une atmosphère de recueillement.

Le cercueil, exposé à la place des fêtes de Kribi – cette même place qui l’avait si souvent accueilli lors des grands événements de la ville – témoignait de l’attachement de toute une communauté. «On vient de perdre un vrai patron. Un homme qui tenait la main à plusieurs au-delà des clivages», confie un notable local, les yeux embués.

Un rassembleur salué par le Comité central

Membre influent du Comité central du RDPC, Louis Jacques Mazo incarnait cette génération de cadres dévoués au développement local. Son patriotisme, sa loyauté et son engagement ont été salués par une délégation conduite par Véronique Moampea Mbio. «Notre douleur est immense. Nous venons dire au revoir à ce grand militant», a déclaré la représentante du parti au pouvoir.

Guy Emmanuel Saka, lui aussi présent pour rendre un dernier hommage, a rappelé l’amour qu’avait ce fils de Ngoyé pour sa ville. «Kribi pleure aujourd’hui un bâtisseur, un homme qui portait haut les valeurs humaines», a-t-il souligné lors de la cérémonie.

Les personnalités politiques, militaires et traditionnelles avaient fait le déplacement en masse. Preuve que Louis Jacques Mazo savait fédérer au-delà des appartenances. De l’époque où il était délégué du gouvernment, il avait tendu la main à plusieurs au sein des trois communautés de Kribi.

À la fin de la messe célébrée par Monseigneur Damase Zinga Atangana, évêque de Kribi, le nom de Louis Jacques Mazo résonnait comme une promesse. Celle de ne jamais être effacé de la mémoire collective de la ville balnéaire. «Ce fils de Ngoyé nous quitte, mais son œuvre demeure», a lancé l’homme d’Église devant une assistance recueillie.

Beaucoup s’interrogent déjà sur la succession à la tête de la Communauté urbaine de Kribi. Car l’homme était unique dans sa fonction de premier délégué du gouvernement. Un poste stratégique dans cette ville en pleine expansion portuaire et touristique.

Le cortège funèbre a ensuite pris la direction du domicile familial à Ngoyé-Kribi. Là, dans la stricte intimité, la dépouille de Louis Jacques Mazo a rejoint la terre de ses ancêtres. Décédé le 2 août dernier des suites de maladie, cet administrateur civil laisse un vide difficile à combler dans le paysage politique du Littoral.

La place des fêtes de Kribi, qui l’avait vu tant de fois haranguer les foules lors des grands rassemblements du RDPC, semble désormais orpheline. Mais comme l’ont répété plusieurs orateurs, «un grand militant ne meurt jamais vraiment. Il vit dans les traces qu’il laisse».

Louis Jacques Mazo restera-t-il la référence en matière de gestion municipale dans la région du Littoral?



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