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Dette coloniale : Les solutions pour obtenir réparation dévoilées


Elles ont été divulguées dans le documentaire « réparations » présenté au public de Douala à l’initiative d’Afrique Média

Après plusieurs pays et villes africaines, le public de Douala a eu droit à la projection du film documentaire « Réparations : la dette coloniale » du réalisateur sénégalais Ibrahim Sow. Le film présente à travers des témoignages poignants et un  commentaire saisissant les crimes commis en Afrique et sur les africains par l’occident depuis de nombreux siècles. Y sont passés en revue les ravages de l’esclavage avec son lot conséquences, les crimes  du colonialisme occidental, du néocolonialisme, les pillages entre autres.

L’auteur du film donne à comprendre lesmécanismes historiques de la colonisation et leurs conséquences, le rôle joué par les africains dans la libération de l’Europe pendant la première et la deuxième guerre mondiale. On y apprend que c’est bien grâce aux africains et notamment aux combattants qualifiés de « tirailleurs sénégalais que l’Europe a été libérée. Le documentaire lui-même, qui se distingue par sa précision des faits, combine des archives inédites et des témoignages d’experts. Il enseigne montre qu’en guise de récompense, par exemple, certains de ces libérateurs de la France avaient été massacrés par l’armée française à Thiaroye et ce crime comme plusieurs autres tenus secrets.

Des pistes pour revendiquer la réparation des crimes

Le film documentaire « Réparations : la dette coloniale » d’Ibrahim Sow ne se contente pas simplement de passer en revue les crimes de l’occident en Afrique et sur les africains. Il propose des solutions et indique les institutions et les mécanismes juridiques à saisir pour obliger les auteurs à réparer le tort commis aux africains, à travers des indemnisations. L’une des voies privilégiées par le documentaire est la justice réparatrice. Ibrahim Sow conseille dans cet ordre de saisir : les tribunaux nationaux ; la cour internationale de justice ; la cour pénal internationale, l’Agence nationale des Nations-Unies, le comité ITIE, l’union africaine entre autres.

Yamb Timba, un panafricaniste venu assister à la projection du film, encourage l’initiative d’Ibrahima Sow, mais pense que les africains ne sauraient solliciter les juridictions mises en place par leurs bourreaux pour obtenir réparation. Journaliste et militant de l’Union des Populations du Cameroun, Hilaire Ham EKoue est plus précis. «La justice ne peut être possible que par nous-mêmes, que par notre propre détermination », soutient-il. Il invite les africains à rompre avec les cultures et les religions importés, qui constituent encore, entre autres, les chaînes de l’aliénation. « En 1940, c’est l’Eglise Catholique qui recrutait les jeunes qui partaient au front pour libérer la France occupée », a-t-il rappelé pour justifier ses propos.



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