Les élections régionales Cameroun 2025 voient 9 partis politiques officiellement validés par le Conseil électoral ce 28 septembre à Yaoundé. Sur 75 listes de candidats déposées pour les scrutins du 30 novembre prochain, seulement 91 listes du commandement traditionnel ont été retenues selon Elecam. Cette sélection drastique provoque des réactions contrastées au sein de l’opposition camerounaise, entre déception assumée et contestation juridique annoncée.
Conseil électoral valide 91 listes commandement traditionnel
La publication officielle des résultats révèle une configuration politique inattendue. Neuf formations politiques se disputeront le contrôle des régions lors des collectivités territoriales décentralisées du 30 novembre 2025.
Les partis retenus incluent l’UNDP, l’UMS, le Bloc pour la Reconstruction et l’indépendance économique du Cameroun (BRIC), le FSNC, l’UDC, le parti Univers, le Parti camerounais pour la Réconciliation nationale (PCRN), le Front populaire pour le développement (FPD) et le Rassemblement démocratique du peuple camerounais.
«Ils ont respecté leur parole, ils ont respecté les délais», reconnaît Marie-Jeanne Abego, membre du Bureau politique de l’UNDP. Cette validation intervient après des semaines d’intense préparation et de dépôt de dossiers minutieux.
Réactions opposition révèlent tensions politiques profondes
Ernest Pekeuho, président national du Bloc pour la Reconstruction, exprime sa déception frontalement : «Je suis très déçu. Sur huit listes déposées, seulement deux ont été retenues.» Il annonce des recours contentieux immédiats dans plusieurs régions.
Marcellin Beyeke du FDC qualifie la situation de «pilule difficile à avaler». Le parti avait déposé 15 listes en payant toutes les cautions, mais plusieurs ont été rejetées y compris dans le Lékié où le FDC dispose pourtant d’une base solide.
Bouba Boubacar, conseiller municipal UDC, affiche une satisfaction mesurée : «Nous avons rempli toutes les conditions. Nous avons déposé une seule liste dans la région de l’Ouest validée.» Cette prudence stratégique contraste avec l’approche plus agressive d’autres formations.
Ces tensions préélectorales annoncent-elles un scrutin régional particulièrement disputé en novembre ?



