La campagne présidentielle Cameroun 2025 a officiellement débuté ce samedi 27 septembre dans les 360 communes du pays. Paul Biya, candidat à 92 ans pour un huitième mandat présidentiel, mise sur l’expérience face à une opposition fragmentée. Le RDPC a organisé des meetings simultanés dans toutes les régions malgré l’absence remarquée de son champion à Yaoundé. Cette stratégie de déploiement massif vise un plébiscite le 12 octobre prochain.
RDPC défend âge Paul Biya comme atout majeur
Le parti présidentiel a directement abordé la question de l’âge de son candidat lors du meeting de Yaoundé. René Emmanuel Sadi, président régional de campagne pour le Centre, a livré une défense passionnée : «Chers camarades, l’âge n’est ni une tare, ni une malédiction. Tout au contraire, l’âge est une bénédiction.»
Cette sortie vise à neutraliser l’une des principales critiques de l’opposition concernant les 92 ans du président sortant. Le RDPC transforme ce qui pourrait être perçu comme une faiblesse en argument de campagne majeur.
L’orateur a également attaqué l’inexpérience supposée des candidats d’opposition : «Si on n’a jamais été chef de bureau ou chef de service, comment peut-on prétendre à être Chef d’État ? On n’a jamais géré une épicerie et on veut gérer une usine, et plus encore gérer la République.»
Déploiement national sans présence candidat interroge
L’absence de Paul Biya au lancement de campagne à Yaoundé n’inquiète pas les cadres du RDPC. Laurent Serge Etoundi, ministre et responsable départemental, justifie cette stratégie : «Il n’y a pas une règle qui oblige les candidats à être obligatoirement à tous les coins où on fait leur campagne.»
La machine électorale du parti au pouvoir s’est néanmoins déployée massivement dans tout le territoire national. Cette approche décentralisée témoigne de la confiance du RDPC dans son appareil organisationnel rodé par 43 années au pouvoir.
Le message reste identique partout : obtenir un plébiscite pour Paul Biya le 12 octobre. Une stratégie qui mise sur la fidélité militante plutôt que sur la conquête de nouveaux électeurs.
Cette campagne éclair de deux semaines suffira-t-elle à mobiliser l’électorat camerounais ?



