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BILAN 2018-2025 – une administration qui se digitalise et qui se décentralise à petits pays


(Investir au Cameroun) – La période 2018-2025 a été marquée par plusieurs initiatives de modernisation de l’administration publique camerounaise. Face aux défis de l’efficacité, de la transparence et de la proximité avec les citoyens, le gouvernement a poursuivi des réformes structurelles visant à adapter l’appareil administratif aux objectifs de développement économique et social.

La digitalisation des services publics a été l’un des axes majeurs de cette modernisation depuis 2018. Le Programme National de Développement Participatif (PNDP), lancé en 2004 et poursuivi sur cette période, a continué à soutenir les collectivités locales dans la modernisation des procédures et l’amélioration de l’accès aux services publics, notamment dans les zones rurales. Selon les données officielles, la phase III du programme couvre l’ensemble des 360 communes du pays, mais aucun chiffre consolidé sur le nombre total de communautés bénéficiaires n’a été publié.

L’introduction progressive des outils de système d’information géographique (SIG) dans l’administration foncière a représenté une avancée notable. Le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières a engagé des projets pilotes de numérisation des titres fonciers et de cartographie numérique, couvrant notamment les villes de Yaoundé, Douala, Garoua et Maroua. Les autorités évoquent un objectif de réduction des délais de traitement à quelques semaines ou mois dans les centres urbains équipés, mais ce délai n’est pas encore généralisé à l’échelle nationale.

La réforme du système de passation des marchés publics s’est renforcée avec la dématérialisation progressive des procédures. L’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP), créée en 2001 et réorganisée en 2012, a supervisé le lancement en 2018 du système COLEPS (Cameroon Online E-Procurement System). Ce portail, monté en puissance à partir de 2019, a permis de réduire les coûts de transaction et de favoriser une concurrence plus large entre soumissionnaires.

Ce portail, monté en puissance à partir de 2019, a permis de réduire les coûts de transaction et de favoriser une concurrence plus large entre soumissionnaires.

Dans le domaine fiscal, la Direction générale des impôts (DGI) a poursuivi la dématérialisation des procédures. Le télépaiement et la télédéclaration, amorcés avant 2018, ont été progressivement généralisés à partir de 2019-2020 pour les grandes entreprises, avec des modules dédiés comme e-impots.cm. Ces réformes ont contribué à l’amélioration de la mobilisation des recettes fiscales, même si les données disponibles dans les documents budgétaires ne permettent pas de confirmer les chiffres précis avancés dans certaines communications.

Le télépaiement et la télédéclaration, amorcés avant 2018, ont été progressivement généralisés à partir de 2019-2020 pour les grandes entreprises, avec des modules dédiés comme e-impots.cm.

La formation et le renforcement des capacités des agents publics ont accompagné ces évolutions technologiques. L’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) a adapté ses programmes pour intégrer les outils numériques et les méthodes modernes de gestion publique, bien qu’aucun chiffre consolidé officiel sur le nombre de bénéficiaires formés entre 2018 et 2024 ne soit disponible.

La décentralisation administrative s’est poursuivie avec l’entrée en vigueur du Code général des collectivités territoriales décentralisées en 2019 et le transfert progressif de compétences dans des domaines tels que l’état civil, l’urbanisme ou la gestion d’équipements locaux. L’effectivité de ces transferts varie selon les secteurs et les capacités techniques des collectivités.

L’amélioration de l’accueil et de l’orientation des usagers a fait l’objet de plusieurs initiatives sectorielles. Des guichets uniques ont été mis en place ou renforcés dans certains domaines (commerce extérieur, fiscalité, état civil dans certaines villes), parfois avec des systèmes électroniques de gestion des files d’attente. Cependant, cette modernisation n’est pas encore généralisée à toutes les administrations.

La lutte contre la corruption administrative a été appuyée par des dispositifs de contrôle interne et d’audit dans plusieurs ministères. L’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), créée en 2005, a poursuivi ses activités de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, avec un rôle accru dans la détection de flux financiers suspects.

La gestion des ressources humaines de l’État a évolué avec le déploiement progressif du SIGIPES II, nouvelle génération du système intégré de gestion du personnel et de la solde. Ce dispositif est en phase d’extension à plusieurs administrations centrales, avec pour objectif d’optimiser la gestion des effectifs et de fiabiliser les données RH.

Enfin, plusieurs administrations ont engagé des projets d’archivage électronique, permettant de sauvegarder des documents officiels et de faciliter l’accès à certaines informations. Toutefois, aucun chiffre consolidé au niveau national n’a été publié sur le volume total de documents numérisés entre 2019 et 2024.

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