La mine de fer de Bipindi Grand-Zambi a été officiellement inaugurée ce lundi 22 septembre par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Cet investissement colossal de 700 millions de dollars marque l’entrée fracassante du Cameroun sur le marché mondial du fer. Avec une production annuelle prévue de 2 millions de tonnes, le pays ambitionne de révolutionner son économie industrielle.
Production fer massive démarre à Bipindi
L’exploitation minière est désormais effective dans la région du Sud. Le terminal minier peut traiter jusqu’à 8 millions de tonnes de minerai brut par an, une capacité impressionnante qui place le Cameroun parmi les producteurs africains émergents.
«Nous avons mis six mois pour livrer 142 km de routes», confie un responsable du projet présent à la cérémonie. Les infrastructures développées comprennent également une ligne de chemin de fer de 510 kilomètres reliant les gisements au port de Kribi.
L’entreprise chinoise Sinosteel, partenaire stratégique du projet, prévoit une montée en puissance progressive. La première phase d’extraction démarre avec un objectif de 1,2 million de tonnes, avant d’atteindre la capacité maximale en 2027.
Enjeux économiques colossaux pour le pays
Les retombées économiques s’annoncent substantielles. Les investissements chinois représentent 150 milliards de FCFA injectés dans l’économie camerounaise. Plus de 2000 emplois directs sont créés, sans compter les opportunités dans les secteurs connexes.
«Cette mine va transformer notre région», témoigne un responsable local présent à l’inauguration. Le minerai extrait affiche une teneur de fer de 66%, un taux compétitif sur les marchés internationaux.
Le projet s’inscrit dans la stratégie gouvernmentale de diversification économique. Après le cacao et le café, le fer devient le nouveau pilier d’exportation camerounais. Les premières cargaisons destination l’Asie sont attendues dès octobre 2025.
Cette révolution industrielle repositionne-t-elle définitivement le Cameroun sur l’échiquier minier africain ?



