10 millions FCFA pour un concours de police, c’est le prix que ce candidat a cru devoir payer. Une promesse d’admission au grade de commissaire, des relations bien placées, des noms qui claquent. Résultat : son nom n’apparaît pas sur la liste des admis. L’intermédiaire a disparu. Sa confiance a été trahie. L’argent, volatilisé. « Franchement, qui croit encore à ces histoires de piston à 10 millions ? » se demande-t-on en lisant ce témoignage.
10 millions pour une admission qui n’arrive jamais
Un candidat au concours de commissaire de police confie la somme de 10 millions FCFA à un certain Adolphe Mahouve Ebelle Moungui. Ce dernier se présente comme un homme bien introduit, capable de faciliter son admission. Pour convaincre sa victime, il agite des noms connus : Samuel Eto’o, l’Honorable Benaé Serge Gabriel, une certaine Sandra présentée comme belle-fille de Chantal Biya. Le candidat, rassuré, remet l’argent. Le montant est énorme. Il espère intégrer la police, construire sa carrière. Mais lorsque les résultats tombent, le choc est brutal. Son nom est absent. Il contacte son intermédiaire, qui promet de régler le problème. Sauf que les jours passent et les appels restent sans réponse. Aujourd’hui, le numéro ne répond plus.
Un arnaqueur bien rodé, des questions persistantes
Cette affaire en rappelle une autre. Le nom de Mahouve Ebelle Alphonse, ou Mahouve Ebelle Moungui Adolphe selon les sources, apparaît dans des affaires de confiance et d’escroquerie. La plus marquante : un vol présumé de 250 millions FCFA à la résidence du secrétaire général du Sénat en 2022. Un passif qui interroge. La victime, elle, a déjà saisi les autorités de Douala et Yaoundé, sans résultat. Elle demande aujourd’hui que la lumière soit faite pour éviter que d’autres ne tombent dans le même piège. Le schéma est hélas classique : des promesses, des noms, de l’argent, puis le silence. Les concours de la police sont un passage obligé pour des milliers de jeunes Camerounais. Ceux qui promettent des raccourcis fraudent leur espoir.
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

